J’étais invité ce week-end à la rentrée du MODEM (le parti centriste du Mouvement Démocrate de François Bayrou) pour débattre de la politique étrangère au Moyen-Orient et de la lutte pour la démocratie.
Je félicite les organisateurs d’avoir accepté un débat contradictoire en particulier sur l’existence -ou non- d’un deux poids deux mesures s’agissant de l’occupation israélienne.
Alors oui, la France vient de décider d’interdire le commerce avec les colonies israélienne avec 14 autres États occidentaux, conformément au droit international. Oui, elle a reconnu l’État de Palestine il y a un an comme 153 autres États. Oui, les exportations d’armes offensives françaises pour l’armée israélienne sont suspendues depuis octobre 2024. Et oui, le groupe parlementaire centriste que j’ai accompagné au passage de Rafah fin 2023, confirma et condamna le blocage, par les autorités israéliennes, de l’aide humanitaire à Gaza. Chacune de ces décisions a un impact réel, de Bruxelles à New York.
Cependant sur le terrain le nettoyage ethnique et l’annexion avancent bien plus vite. Tant d’élus espèrent -selon moi naïvement- que si Nétanyahou perd les élections en octobre 2026, le gouvernement israélien retrouvera la raison. Or la coalition alternative défendrait également l’occupation, la colonisation et une politique étrangère dangereuse, dont nous payons le prix dans la crise économique et énergétique actuelle.
C’est aussi l’une des raisons pour laquelle j’écris un essai-témoignage sur “La Palestine dans les coulisses de Bruxelles” : une réflexion en France et en Europe est nécessaire et urgente.
Photos: merci à @croquignolesque